13 février 2006
Un autre...
Un autre blog a fermé. Celui de Bananaspleen. Je l'aimais beaucoup.
C'est triste.
12 février 2006
Basic Instinct & BDSM
Basic Instinct a engendré une suite dont la sortie est prévue ce 29 mars. Avant d’aller la voir, souvenons-nous un peu du premier épisode. Etant donné que le film est sorti il y a 14 ans, je ne vais avoir aucun scrupule à en révéler l’intrigue. Qui est une toute bête intrigue policière : un crime est commis au pic à glace, et il faut démasquer le coupable, caché parmi plusieurs suspects.
Ce qui m’intéresse dans ce film, est le mélange de sexe et de violence. Sexe et violence … tendance bdsm ?
Seul le personnage de Sharon Stone (Catherine Tremell) est intéressant, l’intrigue elle-même étant résolue dès la 23ème minute où l’on montre la domination intellectuelle de Sharon Stone sur tous les autres personnages du film. Aussi, par contraste, les autres personnages ont l’air un peu *vraiment* bêtes.
Etant une femme, cela fait d’elle une dominatrice. Cependant, elle est bien loin de l’image des dominatrices du monde bdsm, qui à mes yeux ne dominent pas grand-chose. Regardons un peu ses relations amoureuses. Elle a deux relations en cours dans le film dont une avec une femme.
Sa relation avec son amie est clairement sadique : elle
la contrôle et, surtout, la fait souffrir. Quoique de manière un peu plus raffinée que par des coups
physiques : elle s’amuse avec sa jalousie en la forçant à assister à ses
ébats avec d’autres personnes. Ce type
de souffrance est hautement discutable, bien qu’extrêmement efficace. A moins d’être particulièrement habile, il
est à proscrire.
Il faut savoir qu’infliger ceci ne peut pas entraîner du
plaisir chez la victime, la jalousie court-circuitant tout. Son efficacité à infliger de la douleur vient
du fait que c’est une méthode simple et extrêmement destructrice. Destructrice pour la relation et pour la
victime.
Son autre relation est dominatrice. Elle contrôle complètement l’inspecteur. La plus belle scène du film, celle qui se
déroule à la 23ème minute (voir photo), nous montre le début de
cette domination. Catherine Tremell
avait, dans les minutes précédentes, mis en place certains *exercices* réalisés
inconsciemment par l’inspecteur. Ces
exercices permettant de connaître la personnalité de l’inspecteur. Fort de ceci, Catherine peut diriger à sa
guise cet homme.
Une seule chose l’intéresse chez lui : sa
bestialité. En effet, il est extrêmement
bête. Son cerveau ne peut donc pas
l’intéresser. On verra tout au long du
film Catherine s’ingénier à faire sortir cet aspect de l’homme, pour finalement
y tremper ses lèvres.
Malgré tous ces éléments bdsm, on ne peut pas dire que Catherine Tremell a fait du bdsm. En effet, il manque un élément d’importance : l’amour. Dans ses amours féminines, elle n’est intéressée que par la souffrance de sa partenaire, et n’hésite pas à jouer sa vie (et perdre …) après la découverte de sa prochaine conquête. Dans ses amours masculines, seul l’aspect bestial de l’homme l’intéresse, car pur (et donc puissant).
Ce déséquilibre peut être compris lorsque l’on prend en
compte le fait que Catherine est nettement plus intelligente que les autres
protagonistes du film (qui, entre nous ne sont pas particulièrement
brillants). Du fait de son intelligence
et de son attrait pour la violence, les autres caractères ne jouent pas à armes
égales avec elle, et elle ne les considère pas comme des égaux. Simplement comme des êtres pouvant lui donner
quelque chose dont elle a envie.
Comprendre l’absence d’amour dans ses relations ne la
justifie pas, loin de là.
Il y a encore plus intéressant, c’est de savoir que Sharon Stone a un QI supérieur à 150. Ce qui permettrait, pour ceux qui rêvent d’elle, de la confondre avec son rôle dans le film.
Je précise aussi que, étant donné que le réalisateur ainsi que le scénariste ont changé, Basic Instinct 2 ne m’a vraiment pas l’air prometteur. Surtout après avoir vu la bande-annonce… Ce qui ne m’empêchera pas d’aller voir le film.
08 février 2006
Garfieldd - anonymat et blog
Je réagis un peu tard sur cette histoire, mais c’est parce
que cela faisait un moment que je n’étais pas passé sur mon blog.
Pour rappel, un proviseur a connu quelques complications dues
à son blog où il laissait comprendre qu’il était homosexuel.
Ce qui, à mes yeux, est tout à fait logique. Au cas où certains ne l’auraient pas remarqué, plusieurs personnes ont eu des complications dans leur vie professionnelle et intime à cause de leur blog, où ils révélaient certains éléments qui, associés avec leur manque d’anonymat, fournissaient un moyen évident de faire pression sur eux, de les attaquer.
Qui n’a pas vu à gauche et à droite sur les blogs ce genre d’attaque ? Ici, c’est une blogueuse dénoncée à son compagnon, là un blogueur renvoyé (dans le privé) ou encore du chantage.
Il faut tout de même savoir qu’il existe sur Internet des
personnes peu intéressantes qui passent leur temps à lire les blogs pour y
déceler des failles et en tirer partie. Voir pire, des délateurs professionnels, comme
dans le cas Garfieldd, où c’est un groupe de profs s’étant donné pour tache de
contrôler l’image de l’éducation nationale sur le net qui l’a dénoncé. Avouons qu’un proviseur homo, donc un homo
sexuel qui peut plus facilement pervertir les jeunes, c’est une cible de
choix. Surtout quand on sait que
certains parents sont complètement hystériques quand il s’agit de leur
progéniture…
Je dois préciser que je n’ai parlé que des blogs ayant quelque part un rapport avec la tendance sexuelle toute particulière de leur auteur (entendre bdsm, homo uniquement dans le cas Garfieldd).
La seule solution que je vois est d’essayer de garder un certain anonymat. Certains ont opté pour les blogs à mot de passe, ce qui est intéressant je l’avoue, mais le plus simple est faire attention. Ne pas se laisser identifier, comme Garfieldd, qui se disait proviseur là où il n’y avait que 2 proviseurs. Penser à changer le monde est tellement enfantin ….
19 janvier 2006
Livre BDSM : Histoire d'O, suivi de Retour à Roissy
Histoire d’O (lien amazon)
de Pauline Réage, Jean
Paulhan (Préface)
Amazon.fr
Les mains liées dans le dos, nue et les yeux bandés, O
pénètre dans le château de Roissy, guidée par deux jeunes filles très belles
aux robes d'un autre temps retroussées sur leur ventre et leurs reins nus. O
passera quinze jours dans ce château où l'a amenée René, son amant adoré. Les
sévices subis sont chaque jour renouvelés. O est offerte et prise, fouettée et
murée dans le silence, O commence l'apprentissage de l'esclavage. Par amour
pour René, O ira très loin dans la négation de soi. Elle abdiquera toute
volonté et perdra définitivement sa liberté. Et si O change de maître, c'est
pour mieux éprouver les plaisirs extrêmes qui résident dans le fait d'être
totalement livrée, corps et âme au sens strict, à un homme qu'on aime et qui
aime en retour. C'est un voyage sans retour qu'O entreprend dans des contrées
méconnues où le plaisir naît d'une souffrance intolérable. --Aurélie Scart
Histoire d’O est la référence du bdsm. Et, excepté sa popularité qui permet la création d’un imaginaire collectif facilitant le dialogue, je ne lui vois pas d’utilité.
Resituons l’auteur lorsqu’elle a écrit le livre : elle cherche à séduire un homme et pour augmentant ses chances qu’elle juge faibles, elle décide d’écrire un livre pour lui offrir un aperçu de ce qu’elle peut offrir.
Aussi, étant donné qu’elle connaît son homme, elle va utiliser ce qui a de l’intérêt à ses yeux pour capter encore plus son attention (d’où la partie *rituel* du livre – par ex. le château).
Le point à ne surtout pas rater est qu’elle lui montre le champ du possible, et non pas ce qu’elle veut. Ce sera à lui de le découvrir avec elle. Pour qu’il comprenne que c’est la bonne direction mais pas le bon chemin, elle tue son héroïne : l’histoire prise en l’état n’est pas viable, ni souhaitable.
Ce livre étant souvent lu vers le milieu de l’adolescence, c’est normal qu’on le considère alors très intéressant. Mais les années entrant, on voit que ce n’est pas le cas.
Je dois reconnaître que je viens de lui découvrir une autre qualité : contrairement à de nombreux livres actuels, il annonce clairement la couleur et fait comprendre qu’en l’état cette relation ne peut exister.
(Quoique … ces livres
étant souvent si horribles que c’est peut-être un signe – bien que certains
soient excellents !)
C’est malheureusement ce dernier point – l’histoire ne doit pas se dérouler ainsi – que de nombreuses personnes ratent, à en croire les nombreuses références à Stephen et à O.
18 janvier 2006
Belle journée
Très belle journée pour les blogs aujourd'hui ... pour un en tout cas. L'hécatombe semble s'arrêter, mon u-blog préféré ayant repris aujourd'hui alors qu'il avait arrêté pour cause de rupture amoureuse. Et la note annonçant le retour est grave, mais très optimiste. Mazel tov !
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