L'égaré

L'amour élitiste... Point de vue d'un dominateur sur les relations BDSM

19 janvier 2006

Livre BDSM : Histoire d'O, suivi de Retour à Roissy

histoiredo




Histoire d’O (lien amazon)
de Pauline Réage, Jean Paulhan (Préface)

Amazon.fr
Les mains liées dans le dos, nue et les yeux bandés, O pénètre dans le château de Roissy, guidée par deux jeunes filles très belles aux robes d'un autre temps retroussées sur leur ventre et leurs reins nus. O passera quinze jours dans ce château où l'a amenée René, son amant adoré. Les sévices subis sont chaque jour renouvelés. O est offerte et prise, fouettée et murée dans le silence, O commence l'apprentissage de l'esclavage. Par amour pour René, O ira très loin dans la négation de soi. Elle abdiquera toute volonté et perdra définitivement sa liberté. Et si O change de maître, c'est pour mieux éprouver les plaisirs extrêmes qui résident dans le fait d'être totalement livrée, corps et âme au sens strict, à un homme qu'on aime et qui aime en retour. C'est un voyage sans retour qu'O entreprend dans des contrées méconnues où le plaisir naît d'une souffrance intolérable. --Aurélie Scart

Quatrième de couverture
Enfin une femme qui avoue ! Qui avoue quoi ? Ce dont les femmes se sont de tout temps défendues (mais jamais plus qu'aujourd'hui). Ce que les hommes de tout temps leur reprochaient : qu'elles ne cessent pas d'obéir à leur sang; que tout est sexe en elles, et jusqu'à l'esprit. Qu'il faudrait sans cesse les nourrir, sans cesse les laver et les farder, sans cesse les battre. Qu'elles ont simplement besoin d'un bon maître, et qui se défie de sa bonté...


Histoire d’O est la référence du bdsm. Et, excepté sa popularité qui permet la création d’un imaginaire collectif facilitant le dialogue, je ne lui vois pas d’utilité.

Resituons l’auteur lorsqu’elle a écrit le livre : elle cherche à séduire un homme et pour augmentant ses chances qu’elle juge faibles, elle décide d’écrire un livre pour lui offrir un aperçu de ce qu’elle peut offrir.

Aussi, étant donné qu’elle connaît son homme, elle va utiliser ce qui a de l’intérêt à ses yeux pour capter encore plus son attention (d’où la partie *rituel* du livre – par ex. le château).

Le point à ne surtout pas rater est qu’elle lui montre le champ du possible, et non pas ce qu’elle veut. Ce sera à lui de le découvrir avec elle. Pour qu’il comprenne que c’est la bonne direction mais pas le bon chemin, elle tue son héroïne : l’histoire prise en l’état n’est pas viable, ni souhaitable.

Ce livre étant souvent lu vers le milieu de l’adolescence, c’est normal qu’on le considère alors très intéressant. Mais les années entrant, on voit que ce n’est pas le cas.

Je dois reconnaître que je viens de lui découvrir une autre qualité : contrairement à de nombreux livres actuels, il annonce clairement la couleur et fait comprendre qu’en l’état cette relation ne peut exister.

(Quoique … ces livres étant souvent si horribles que c’est peut-être un signe – bien que certains soient excellents !)

C’est malheureusement ce dernier point – l’histoire ne doit pas se dérouler ainsi – que de nombreuses personnes ratent, à en croire les nombreuses références à Stephen et à O.

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Posté par white roots à 00:30 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Seulement du bdsm?

Beacoup des amis des fessées erotiques, spankos en anglais, reivindiquent une identité au marge du bdsm. Par contre Histoire d'O (Historia de O) c'est un icône pour toute une communoté d'amis de la fessée. (azotes, nalgadas, chirlos, en espagnol)

Posté par Fer, 31 juillet 2007 à 01:36

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