06 janvier 2006
BDSM : La naissance (1)
J’ai choisi de faire
cette note sous forme épistolaire car les mots me sont plus fluides. C’est une lettre écrite à une femme fictive,
dans laquelle je ferais le point sur notre relation et lui ferait part de mon
intention d’intensifier encore nos échanges. Ce qui, naturellement, aboutirait
à une relation BDSM.
N’étant pas un
spécialiste des relations bdsm, c’est le moyen que j’ai trouvé pour parler de
l’amour dans cette relation. En effet,
je n’ai pas à vous expliquer la place de l’amour mais simplement à vous le
montrer.
Bonjour,
Comment vas-tu ? lol ça doit être la manière la moins originale de commencer un email, mais elle s’est imposée ici automatiquement car c’est la manière usuelle de détendre l’atmosphère au début d’un échange. C’est le fait de poser la question qui est important et non pas la question. Un peu comme le « how do you do ? » anglais.
Et c’est une formule qui m’aide à t’écrire car elle me permet de retrouver une partie de l’atmosphère qui existe entre nous.
Ceci étant, il faut bien que je continue. Comme tu as du t’en apercevoir, nous ne sommes pas si simples, voir un petit peu complexes sur les bords. Et si ça peut déranger certaines personnes que nous connaissons car elles ne nous comprennent pas, nous au contraire ça nous stimule.
C’est l’objet de mon email. La complexité de notre vie intérieure et son impact sur nous.
Il se trouve que l’on s’aime et que l’on a du faire des
efforts pour se comprendre mutuellement. C’est arrivé très naturellement, très progressivement aussi mais
aujourd’hui nous avons acquis une certaine conscience de l’autre, ce qui nous a
conduit à nous aimer encore plus. Je ne
sais quel processus mental est entré en jeu, et je ne pense pas qu’on a besoin
de le savoir pour le moment.
Toujours est-il que, l’autre jour, de passage dans ton
esprit, j’ai trouvé une porte blindée derrière laquelle se cachaient des idées
puissantes mais gardées volontairement au secret. Je t’ai parlé de cette porte et tu as bien
voulu me dire que j’étais la seule personne qui en connaisse l’existence, toi
excepté.
Il va de soi que j’ai adoré savoir être le seul à avoir pu franchir cette porte. Aussi, te forcer à ouvrir cette porte a entraîné des réactions particulières chez toi, que je pense liées à la nature de ce qui est resté caché.
Ce n’est pas encore le moment de s’intéresser à ce que nous
découvrirons derrière cette porte, mais plutôt à l’évolution que suivra notre
relation une fois que ceci sera fait.
La conscience que nous avons de l’autre est ce qui nous a donné notre amour et surtout la confiance en l’autre. En s’explorant mutuellement, nous nous découvrons peu à peu et nous apprenons à maîtriser des parties de notre psyché dont nous ignorions tout.
Et avec ce que j’ai découvert chez toi, j’ai l’impression que nous en sommes à peine au début du commencement.
Et c’est là qu’il faut faire attention car nous allons
construire un monde concurrent du monde social auquel nous appartenons, et ce
nouveau monde va prendre de plus en plus de poids. De plus, nous allons exclure les autres car
ils n’ont pas les pré requis pour y accéder, à savoir ils ne nous comprennent
pas aussi bien que nous.
On va donc s’engager sur un terrain très glissant et il nous faudra faire beaucoup d’efforts pour ne pas tomber. Enfin je pense. Mais je ne pense pas non plus que ce soit un obstacle majeur.
Il nous faudra simplement réfléchir aux précautions à
prendre.
^__^ mon email est court, mais je n’ai pas envie développer plus cet axe sans ta participation. Je pense que notre relation est en train de prendre un tournant décisif, d’où cet email pour qu’on voit ça ensemble.
On se revoit demain, mais c’est plus facile de discuter
ainsi à l’écrit et à distance de ce genre de chose. Pour moi, en tout cas.
Au plaisir de lire ta réponse ce soir,
L'égaré
(ps : je t’envoie un SMS pour t’avertir que tu as un email)
Commentaires
No comment
J'ai vu que tu t'étais toi aussi égaré sur mes pages :-)
Concernant ta question je suis désolé de ne pas y répondre mais par principe je ne donne pas de clés. C'est au lecteur de les trouver, si ça lui chante.
"Toujours est-il que, l’autre jour, de passage dans ton esprit, j’ai trouvé une porte blindée derrière laquelle se cachaient des idées puissantes mais gardées volontairement au secret"
Que faut-il faire de ce type de porte volontairement, obstinément closes? Les forcer? Attendre patiemment qu'on nous ouvre? Eclairez ma lanterne, Egaré, oh étranger qui croit que je ne suis pas toi. Smile.
A bientôt
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