L'égaré

L'amour élitiste... Point de vue d'un dominateur sur les relations BDSM

17 janvier 2006

BDSM film : Neuf semaines et demi

Année de production: 1986 - durée: 1h55

Réalisation: Adrian Lyne

L'histoire: Après un mariage qui a tourné court, Elizabeth s'est investie totalement dans sa carrière et s'occupe avec talent de sa galerie d'art new-yorkaise. Elle est abordée un jour par le séduisant et envoutant John, qui va peu a peu l'entrainer dans un tourbillon de jeux érotiques, libérant peu à peu tous ses fantasmes.

Casting: David Margulies , Margareth Whitton , Kim Basinger , Mickey Rourke


Ce film est sorti il y a déjà vingt ans. Sa vocation était de raconter une histoire à tendance sado-masochiste. L’histoire est très simple : John rencontre Elizabeth, un couple se forme, puis se quitte sur une rupture.

Sur le film lui-même il n’y a pas grand-chose à dire. Dès le début, on s’aperçoit que John n’arrive pas à comprendre Elizabeth et qu’il va se planter en l’initiant à des jeux sans la préparer (ça se voit lors de la scène de la grand-roue). On passe donc 1h55 à regarder un film qui a révélé tous ces secrets depuis le début.

Par contre ce qui est intéressant, c’est de prendre un peu de recul et de remarquer que les œuvres orientées bdsm tiennent rarement, très rarement leurs promesses. Par contre certaines personnes réussissent à introduire du bdsm dans une histoire normale, et ça s’avère tout de suite beaucoup plus intéressant.

On peut penser qu’une média centré bdsm l’est parce que son « inventeur » n’a pas les capacités pour mêler bdsm et une autre intrigue et que, par conséquent, il essaie de surfer sur la vague bdsm pour donner une certaine portée à son film.
Il existe des exceptions où le concepteur du média est doué, mais c’est trop rare pour infirmer la généralité précédente.

Ceci pour dire qu’il faut se méfier de tout ce qui est tagué bdsm, la qualité étant rarement au rendez-vous.

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Posté par white roots à 23:00 - Films - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

"Par contre certaines personnes réussissent à introduire du bdsm dans une histoire normale, et ça s’avère tout de suite beaucoup plus intéressant."

Oui la petite touche-condiment qui revèle tout de suite le contenu. On bat des paupières, relit le paragraphe et on sourit d'aise..Au cinéma ou dans la littérature c'est agréable. J'ai rencontré ça chez un poète surréaliste Benjamin Péret. C'était très surprenant et beau, mais le plaisir était gâché par le fait qu'il écrivait comme une soumise. Je suis de ceux qui sans discuter des goûts et des couleurs estiment qu'un homme doit être soit "normal" soit dominateur. La soumission chez l'homme est contre-nature. "Ca l'fait pas" comme disent les jeunes.

Posté par Loreleï, 18 janvier 2006 à 09:26

Mieux le livre

C'est topique, oui je le sais. Mais beaucup mieux le livre.

Un bon film de spanking Secretary

J'amime bien ce blog par sa qualité!

Posté par Fer, 26 mai 2006 à 23:58

j'ai été troublée à l'époque

A l'époque j'ai été troublée par neuf semaines et demi mais je n'avais pas encore compris pourquoi. Aujourd'hui, je le sais car je pratique la D/s. Le regard de John sur sa proie dès les premiers instants sont pour moi comme une promesse.

Posté par Joliefée, 06 octobre 2006 à 12:59

bonjour

Quand j'ai regardé ce film pour la première fois, je n'ai vu en lui qu'un film érotique, mais en le visionnant plusieurs fois, j'ai touché son coté mystérieux, je lis dans le silence des acteurs, je lis dans l'expression des visages, j'admirai la lumière, les mises en scènes etc..

A chaque fois que je le regarde je découvre de nouvelles sensations..

Respectueusement

Venus

Posté par venus, 10 mars 2007 à 10:05

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