15 janvier 2006
BDSM – film : Il était une fois dans l’Ouest
Sûrement parce que je ne suis pas un grand cinéphile, Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone est le seul film à tendance bdsm que je reconnaisse. Je n’ai pas les connaissances nécessaires pour manier la magie des mots qui me permettrait de ressusciter ici le passage concerné, et je dois donc me contenter d’indiquer la scène dont il est question.
C’est lorsque l’on recherche Noodles (Robert De Niro), dans le théâtre chinois. Un gangster interrompt un couple en plein ébat, et par la menace il pénètre dans l’intimité de la femme, qui en est fortement troublée (tout comme le spectateur).
Là est l’essence du plaisir : prendre possession de la femme contre son gré, mais pour un plaisir partagé. Ce qui est assez difficile à réaliser car il est facile de passer de la domination au viol, d’une part. D’autre part, il arrive souvent que la femme soit plus éveillée à ce genre de jeu que l’homme ce qui l’amène à utiliser son compagnon : il n’y a alors pas de domination, simplement une apparence de domination. Il s’agit donc d’équilibrer les pulsions du dominateur pour qu’elles ne soient pas trop fortes (viol) ni pas assez (domination fictive).
Je ne sais pas si Sergio Leone était un dominateur mais il a placé les 3 cas de figures dans son film : il y a la scène que j’ai mentionnée, un scène où l’homme est complètement manipulé par une femme et une autre de viol. Ce réalisateur ne laissant absolument rien au hasard dans ses films, je doute que ce soit une coïncidence. De plus, si on considère ses origines… ;-)
Il y a un autre élément important que je dois préciser : la jeune Deborah (Jennifer Connely) déclare son amour à Noodles avec une version personnalisée du Cantique des Cantiques. Mis à part le fait que c’est un symbole puissant d’amour et de don de soi à la personne que l’on aime, j’ai été très touché par ce passage car il m’a rappelé un instant de ma vie. Il y a bien longtemps, une femme m’avait choisi comme confesseur en me soulignant qu’avant elle ne se confessait qu’à Dieu et qu’ainsi elle me plaçait juste avant Dieu, ce qui fait toujours plaisir.
Hé hé c’est l’heure d’arrêter cette note :-)
Commentaires
Brrr...
Quand Sergio Léone montre les 3 cas de figure dont tu parles, je suis d’accord, ça ne fait aucun doute que c’est soigneusement étudié. Ses films sont réalisés avec tellement de précision que chaque effet rendu est voulu.
Mais comme référence BDSM, c'est pas le film le plus ad hoc !
Dans un autre registre comment fais-tu pour avoir chaud à Paris ? A Montpellier il tombe de la presque neige aujourd’hui ! Du vent, du froid, l’HoRReuR ! Moi, si j’ai pas 25° je suis mââl… et là j’ai même pas 18° in the walls !
Leone
Pour Sergio Leone, il s'amusait à synchroniser les paroles avec les mouvements des personnages :D c'est dire s'il aimait peaufiner ses films !
^__^ Et "Il était une fois l'Amérique" est pour moi la référence bdsm car c'est le seul film qui m'a intéressé de ce point de vue. Mais comme je l'ai précisé, je ne crois pas en connaître tellement.
Avais-tu d'autres films en tête ?
Troublant
J'aime beaucoup cette sensibilité. Celle qui fait saisir le désir de soumission dans une bouche à peine entrouverte, ou un regard un peu trop perdu.
PS/ Je me souviens de ce film de Peckinpah Dieu "Le Convoi" ou Kris Kristoffersen répondait à un journaliste "Le but d'un convoi c'est d'avancer" Sublime ! Quand on y pense.
Et bien moi j'ai envie d'écrire, "le but d'une femme c'est d'être soumise" et de m'enfuir avant que l'on ne me pende haut et court. Hahahahahaha! Bises à tous!
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